5 réflexes simples pour mieux gérer son stock
Publié le 26 juillet 2026 · par Corentin — Fondateur de MyMokka

Une méthode accessible pour suivre ses produits, éviter les ruptures et mieux comprendre la valeur réelle de son stock.
Pourquoi une bonne gestion du stock change tout
Quand on développe une activité artisanale ou de revente, la gestion du stock peut rapidement devenir compliquée.
Entre les matières premières, les produits terminés, les commandes en cours et les articles déjà vendus, il devient difficile de savoir précisément ce que l’on possède.
Pourtant, une gestion plus rigoureuse permet de :
- réduire les ruptures de stock ;
- éviter les achats inutiles ;
- mieux préparer les prochaines productions ;
- connaître la valeur de ce que l’on possède ;
- gagner du temps au quotidien.
Un stock bien suivi permet de prendre de meilleures décisions, sans nécessairement passer des heures dans des tableaux complexes.
1. Enregistrer chaque mouvement de stock
Le premier réflexe consiste à enregistrer les entrées et les sorties dès qu’elles se produisent.
Une entrée peut correspondre à :
- la réception d’une matière première ;
- l’achat d’un article destiné à la revente ;
- le retour d’un produit ;
- une correction réalisée après un inventaire.
Une sortie peut correspondre à :
- une vente ;
- une utilisation en production ;
- une perte ;
- un produit endommagé ;
- une correction de stock.
L’objectif n’est pas d’obtenir une précision parfaite à chaque seconde, mais de conserver une information suffisamment fiable pour piloter son activité.
Une règle simple à appliquer
Dès qu’un produit entre ou sort physiquement de votre stock, le mouvement doit également être enregistré dans votre outil.
2. Réaliser régulièrement des inventaires
Même avec une bonne organisation, des écarts peuvent apparaître entre le stock théorique et le stock réellement disponible.
Ces écarts peuvent provenir de plusieurs situations :
- une vente non enregistrée ;
- une erreur de quantité ;
- une casse ;
- une perte ;
- une matière utilisée en plus grande quantité que prévu.
Il est donc utile de réaliser :
- un inventaire complet à intervalles réguliers ;
- des inventaires partiels sur les produits les plus importants ;
- des vérifications ponctuelles lorsqu’une incohérence est détectée.
Un inventaire n’est pas seulement une obligation de contrôle. C’est aussi un moyen de vérifier si votre méthode de suivi fonctionne réellement.
3. Identifier les produits qui dorment
Un stock important n’est pas toujours un bon signe.
Certains produits peuvent rester disponibles pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois sans être vendus. Ils mobilisent alors de la trésorerie et occupent inutilement de l’espace.
Pour chaque produit ou article, vous pouvez surveiller :
- la date de sa dernière vente ;
- la quantité encore disponible ;
- sa fréquence de vente ;
- la date de son entrée en stock ;
- le nombre de jours sans mouvement.
Un produit dormant peut ensuite faire l’objet :
- d’une promotion ;
- d’un lot ;
- d’une nouvelle mise en avant ;
- d’une republication sur une plateforme ;
- d’un arrêt progressif.
4. Anticiper les besoins avant la rupture
Attendre qu’un produit soit épuisé avant de réagir peut entraîner :
- une commande client retardée ;
- une production interrompue ;
- des frais de livraison supplémentaires ;
- une perte de chiffre d’affaires ;
- une expérience client dégradée.
Il est préférable de définir un seuil d’alerte pour les éléments essentiels.
Par exemple :
- prévenir lorsqu’il reste moins de 20 mèches ;
- prévenir lorsqu’une matière descend sous 500 grammes ;
- prévenir lorsqu’il ne reste que 2 articles d’une référence ;
- prévenir lorsqu’une commande nécessite plus de stock que la quantité disponible.
Ne pas multiplier les alertes
Toutes les références ne nécessitent pas le même niveau de surveillance.
Concentrez-vous d’abord sur :
- les produits les plus vendus ;
- les matières indispensables ;
- les composants ayant un long délai de livraison ;
- les articles difficiles à remplacer.
5. Suivre quelques indicateurs réellement utiles
Il n’est pas nécessaire de suivre des dizaines de chiffres.
Quelques indicateurs simples peuvent déjà apporter une vision claire :
- nombre de produits disponibles ;
- valeur totale du stock ;
- produits en rupture ;
- produits bientôt indisponibles ;
- articles sans vente récente ;
- matières nécessaires aux prochaines commandes ;
- dernière date d’inventaire.
L’important est de choisir des indicateurs qui vous aident à agir, et non de remplir un tableau de bord uniquement pour accumuler des données.
Une méthode simple pour commencer
Pour améliorer progressivement votre organisation :
- commencez par enregistrer vos références principales ;
- renseignez les quantités réellement disponibles ;
- définissez quelques seuils d’alerte ;
- enregistrez les ventes et les productions ;
- réalisez un premier inventaire ;
- analysez les écarts après quelques semaines.
Vous pourrez ensuite enrichir votre suivi au fur et à mesure de la croissance de votre activité.
Centraliser son suivi avec MyMokka
MyMokka permet aux artisans, créateurs et revendeurs de centraliser leurs informations essentielles dans une interface simple.
Selon votre activité, vous pouvez notamment suivre :
- vos matières premières ;
- vos produits terminés ;
- vos recettes ;
- vos productions ;
- vos commandes ;
- vos articles destinés à la revente ;
- vos ventes ;
- vos inventaires.
Vous pouvez découvrir les autres conseils disponibles dans les ressources MyMokka.
Une bonne gestion ne consiste pas à tout contrôler. Elle consiste à disposer des bonnes informations au bon moment.
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